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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:06

En ce 900ème jour de détention, voici une nouvelle chronique littéraire sur un roman que des amis de Jean-Paul lui ont fait passer.

 

Le Club des Incorrigibles Optimistes par Jean-Michel Guenassia,

Le Livre de Poche, 2011, 729 pages.

 

Cette passionnante fresque a obtenu le Goncourt des Lycéens. Michel, jeune Parisien de 12 ans, raconte. L’histoire commence en octobre 1959 et se terminera en juillet 1964. Entre temps, le lecteur découvre d’abord deux familles que tout oppose, les Marini et les Delaunay. La mère de Michel, un dévoreur de livres, est une Delaunay, famille bourgeoise très Algérie française. Son père est un Marini, issu d’une famille proche du Parti Communiste. Les deux familles se détestent et Michel évolue dans Paris, devient un habitué du « Balto », un bistrot où il se distingue au baby-foot. Enfin, il découvre le club d’échecs voisin, nommé Le Club des Incorrigibles Optimistes et créé par Werner et Igor le 30 mai 1956. Là, il croise des écrivains célèbres comme Joseph Kessel et Jean-Paul Sartre mais aussi d’autres personnages dont le lecteur découvre l’histoire mouvementée au fil des pages. Ces retours en arrière nous ramènent au stalinisme et aux drames familiaux causés par les vagues d’épuration successives.

 

En même temps, Michel évolue dans Paris, va au lycée, se heurte aux problèmes causés à ses aînés par la guerre d’Algérie. Les événements se succèdent, les drames aussi. Cécile, la copine de Franck, son frère aîné, devient une amie précieuse, l’aide dans ses études (ah, ces maths !) et court avec lui. Youri Gagarine est le premier homme dans l’espace. Rudolph Noureev passe à l’Ouest, Albert Camus se tue en voiture et Michel découvre la photo. Un mystérieux Sacha l’aide beaucoup mais il est rejeté violemment par les autres membres du Club. Petit à petit, nous apprendrons la vérité.

 

Ce roman balaie toute une époque très proche, une époque qui fourmille d’événements difficiles à comprendre aujourd’hui. L’auteur, au travers d’aventures individuelles très bien agencées, parfaitement insérées au cours du roman, nous permet de vivre tout cela, de le découvrir ou de rafraîchir nos mémoires.

 

Merci à Christine et Yves, d’Annonay, pour m’avoir offert ce livre et permis de savourer la vie de ces Incorrigibles Optimistes.

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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commentaires

C I O (club des incorrigibles optimistes) 21/07/2012 13:09


900 jours sans JEAN PAUL, c'est long,trés long. En ce samedi 21, son absence sera encore plus lourde... Pour qu'il garde un peu d'optimisme, ne l'oubliez pas sur la route de vos vacances, une
carte postale, une lettre! La léthargie du mois d'aout va s'emparer de la prison, alors, plus que jamais, soutenons JEAN PAUL dans sa dignité d' homme intègre!