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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:45

Avant de vous proposer une nouvelle chronique réalisée par Jean-Paul, voici quelques lignes qu'il a écrites à une amie qui démontrent l'importance que peut avoir, pour lui, les livres et la lecture en prison :

 

"Il fut un temps où j'étais impatient de partir mais, depuis la fin du mois de janvier, j'ai hérité du poste de bibliothécaire et donc abandonné l'entretien du centre socio-pédagogique. Au milieu des livres, je réussis à oublier où je suis. Il faut dire que l'endroit est agréable, ne ressemblant pas au reste de la prison. J'essaie de conseiller les visiteurs et certains m'ont même remercié pour mes conseils de lecture. D'autres sont plus difficiles à gérer mais, dans l'ensemble, ça se passe bien."

 

Le ciel sera mon toit  par Éric Valli (avec Sophie Troubac), Gallimard, 2006, 345 pages

 

 Ça commence très fort, par une scène vertigineuse, en avril 1985. Éric Valli est dans une falaise où il doit photographier des nids d’abeilles. Soudain, il est victime d’une attaque massive de ces insectes défendant leur habitat et leur miel que les Rajis, le peuple des abeilles, savent récolter. Toute une partie du livre sera consacrée, plus tard à la vie de ce peuple unique mais, en attendant, Éric Valli nous ramène à son enfance, à Dijon.

Un peu plus tard, alors qu’il est pensionnaire à Besançon, c’est chez un libraire qu’il réussit à s’évader. Puis, un camarade lui parle du Yémen. Ses parents étant ouvriers, leurs moyens sont limités. C’est pourquoi son père quitte son travail de potier pour vendre des tableaux, ses tableaux…Il a su lui faire lire Henri de Monfreid, Jack London, Joseph Conrad, Bernard Moitessier, des récits de voyages qui ont beaucoup marqué le jeune Éric.

À 17 ans, il part pour Beyrouth puis en Syrie et se retrouve avec des Fedayin en plein septembre noir… En auto-stop, en ferry, en bus, Éric Valli gagne l’Afghanistan puis le Népal et va consacrer la plupart de son temps à cette région du monde. Ses reportages photos alimentent les pages du National Geographic, de Paris-Match, de Geo, de Stern mais c’est le fameux film : « Himalaya, l’enfance d’un chef », tourné au Dolpo, qui l’a vraiment popularisé. Au fil des pages de ce livre nous est contée par le détail l’histoire des Dolpo-pa franchissant les plus hauts cols de la planète pour, après trois semaines de voyage, aller échanger le sel contre le grain.

L’ouvrage foisonne d’autres épisodes de la vie aventureuse d’Éric Valli, un homme qui cherche avant tout à entrer en contact avec les gens qui vivent là où il se rend. Il sait partager leur vie, comprendre leurs problèmes et se faire adopter par eux.

 

Merci à Marisette et Bernard pour m’avoir permis d’élargir un peu mon horizon, m’emmenant dans un pays qu’ils connaissent bien et me remettant en mémoire un film superbe que j’avais pu faire découvrir à mes élèves, au cinéma.

Jean-Paul

 

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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