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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:23

Après nous avoir présenté Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran ainsi qu'Oscar et la dame en rose, voici la troisième chronique de Jean-Paul concernant l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt.

 

La femme au miroir par Éric-Emmanuel Schmitt chez Albin Michel, 2011, 455 pages.

 

poster_137106.jpgEntre Bruges, Vienne et Los Angeles, trois destins de femmes se mêlent et se complètent tout au long de ce roman passionnant et fort bien écrit, comme Éric-Emmanuel Schmitt nous en a donné l’habitude.


Les trois époques sont différentes puisque, pour la première, avec Anne, nous sommes en pleine Renaissance, alors que pour Hanna, dans la capitale autrichienne, l’auteur nous ramène au début du XXe siècle. Enfin, la troisième femme du récit se nomme Anny et elle est bien actuelle. Bien sûr, elles ne vivent pas dans le même milieu, même si Hanna et Anny, chacune à leur manière, ne manquent de rien.


En alternance, l’auteur nous fait partager la vie, les bonheurs comme les malheurs de ces trois héroïnes. Pour Hanna, il a choisi la correspondance, des lettres écrites à Gretchen, une soi-disant cousine. Chaque histoire est captivante et ne manque pas de rebondissements. Grâce à Anne, l’auteur nous fait découvrir le béguinage, une communauté non religieuse menant une vie simple, pure, consacrée au travail, à la prière et au recueillement.

Chacune de ces trois femmes mène sa vie de façon non conventionnelle mais, à sa manière, se révèle très attachante. Pourtant, la vie dissolue d’Anny ne fait pas envier son sort. Quant à Hanna, la Viennoise, elle tente de soigner ses problèmes chez un disciple de Sigmund Freud. Malgré les échecs mais aussi les joies, ces trois vies ont quelque chose qui les rapproche néanmoins alors que tout semblait les opposer.

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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