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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 21:33

Fausto Coppi  BD de Davide Pascutti,

Traduit de l’italien par Samuel Delerue, Éditions Cambourakis, 2013, 105 p.

 

couv-coppiDe sa naissance, le 15 septembre 1919, à sa mort, le 2 janvier 1960, victime de la malaria contractée au Burkina-Faso qu’on appelait à l’époque la Haute-Volta, la vie de Fausto Coppi est un véritable roman. Davide Pascutti, l’auteur de cette BD, a vite laissé tomber l’idée d’une autobiographie pour se concentrer sur l’année 1949 qui rend au mieux toute la personnalité de celui qui restera le Campionissimo.

 

Le dessin est soigné, précis, délicatement ombré et nous commençons par vivre l’étape Cuneo – Pinerolo, la dix-septième du Giro 1949. Deux gamins, Gianni et Vittorio attendent les coureurs sur le bord de la route. Ils patientent en suivant l’étape sur un poste de radio. L’auteur précise : « D’un côté, les supporters du vieux lion catholique, le sanguin et le provocateur (Gino Bartali, ndlr). De l’autre, ceux du jeune Fausto, le laïc et le taciturne. »

 

Pages suivantes, une superbe planche, toujours en noir et blanc, offre un impressionnant décor de montagne, au milieu des sapins et des rocailles, et, au loin, un cycliste minuscule qui s’en va seul.

 

Des commentaires des suiveurs aux pensées du coureur, nous suivons, col après col, la chevauchée fantastique. Davide Pascutti nous livre même un extrait du Corriere della Sera, du 11 juin 1949, signé Dino Buzzatti.

 

Biaggio Cavanna, le masseur aveugle, est là aussi. Il livre ses conseils et ses prédictions se vérifient. Il encourage le Campionissimo à tenter le doublé Giro – Tour de France, performance encore jamais réalisée. Une chute semble tout compromettre et les planches montrant le coureur brisé en mille morceaux font froid dans le dos.

 

Le 18 juillet 1949, dans l’étape Cannes – Briançon, les deux champions que tout le monde veut opposer, font preuve d’une amitié très forte : « Moi, j’ai un goût de boue dans la bouche. Je tombe un million de fois mais je remonte toujours en selle. Gino souffre avec moi, se relève avec moi. » Fausto pense ainsi dans les rampes difficiles de l’Izoard et laisse gagner son coéquipier car c’est son anniversaire. C’est le lendemain que le Tour bascule définitivement en faveur du Campionissimo, Bartali lui ayant donné l’ordre de continuer alors qu’il était à terre.

 

Pour finir, l’auteur se confie avec beaucoup de franchise. Il n’oublie pas de présenter les principaux protagonistes de l’histoire avant de laisser une chronologie de la vie de Fausto Coppi qui complète bien l’ouvrage.

 

Fausto Coppi en BD, ça se lit, ça se relit et s’apprécie encore. Un grand merci à Simon pour ce bel album paru en 2009 en Italie sous le titre : Fauto Coppi. L’Uomo e il Campione.

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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