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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 23:50

ARELATE          

BD de Laurent Sieurac et Alain Genot, Cleopas,

T1 Vitalis, T2 Auctoraus (2012) et T3 Atticus (2013) 63 pages chacun, dossier compris.

 

Travailler en commarelate03.jpgun pour un scénariste – dessinateur et un archéologue est une excellente idée car le résultat est d’une très grande qualité, fournissant un récit passionnant et instructif à la fois. Se basant sur les découvertes les plus récentes, les auteurs battent en brèche pas mal d’idées reçues, sur les gladiateurs, par exemple.

 

Comme site, ils ont eu la très bonne idée de choisir Arles (Arelate), souvent appelée la petite Rome ou la Rome des Gaules. De plus, au cours des trois premiers albums (premier cycle), ils s’attachent à décrire le quotidien des gens du peuple, sans oublier le rôle des femmes. L’histoire débute à la fin du premier siècle après Jésus-Christ et nous sommes tout simplement sur le chantier des arènes, ces arènes qu’il faut d’urgence visiter comme le musée de l’Arles antique, si cela n’a pas encore été fait !

 

Le dessin est précis, impressionnant de justesse et de technique, et les teintes de brun renforcent encore le caractère unique de cette bande dessinée. Nous nous permettrons juste un petit bémol concernant les visages des personnages dont certains se ressemblent un peu trop, ce qui gêne la lecture.

 

Comme l’indique le titre du tome 1, Vitalis en  est le héros. Tailleur de pierre joueur, buveur et belliqueux se fait renvoyer du chantier et doit d’urgence retrouver du travail car Carmilia, son épouse, est sur le point d’accoucher. Nous faisons aussi connaissance avec Neiko qui rêve de devenir naute pour naviguer d’abord sur le Rhône puis en mer.

 

S’étant engagé (Auctoratus) pour être gladiateur, Vitalis a perdu sa liberté mais ce tome 2 permet de comprendre que la gladiature n’était pas une infâme boucherie. Au premier siècle après J-C, les gladiateurs étaient des athlètes de haut niveau comme le détaille très bien la documentation qui termine l’album.

 

Dans le tome 3, Vitalis peut enfin combattre sur le sable de l’amphithéâtre d’Arles, une nouvelle fois magnifiquement dessiné. Atticus, son entraîneur, tente de gagner son affranchissement mais le drame guette cet homme si bon et si courageux. Les dernières pages apportent quantité d’informations et d’explications d’autant plus pertinentes qu’elles sont accompagnées d’illustrations, de photos de fouilles montrant au lecteur où les auteurs ont pris leurs informations.

 

ARELATE, après trois tomes, devrait connaître une suite mais il faut, sans attendre, dévorer ces premiers volumes, témoignages précieux d’une antiquité romaine dont nous avons encore beaucoup à apprendre.

 

Un grand merci à Vincent qui m’a permis cette passionnante remise à niveau riche en découvertes.

Jean-Paul

 

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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