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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:30

Voici une nouvelle chronique livrée par Jean-Paul suite à ses lectures en cellule. Aujourd'hui, il s’agit de Colette Besson, la flamme éternelle par Alain BILLOUIN et Jean-Paul NOGUES chez Jacob-Duvernet publié en 2008.

 

            Voilà une athlète, une immense championne qui a marqué tout un pays lorsqu’elle a été championne olympique à Mexico, le 16 octobre 1968, sur 400 mètres. La mort, le 9 aout 2005, nous l’a enlevée bien trop tôt à cause de ce cancer qui vient de tuer une autre forte personnalité du sport français : Laurent Fignon. Celui-ci a pu raconter sa vie, sa carrière de coureur cycliste dans Nous étions jeunes et insouciants ce que n’avait pas fait Colette Besson. Il y a un peu plus de deux ans, ce vide a été comblé par un journaliste de l’Equipe et son propre mari, JP Noguès.

            Aussi, l’ouvrage se compose en deux parties : la partie purement sportive où l’on apprend que la Fédération Française d’Athlétisme voulait exclure Colette des Jeux avant qu’elle réalise son exploit parce qu’elle avait le tort de suivre une préparation non estampillée officiellement1. En effet, son entraîneur, Yves Durand Saint-Omer, ne faisait pas partie du staff agréé. C’est lui qui a poussé Colette à s’entraîner longuement en altitude, à Font-Romeu, dans les Pyrénées (une innovation pour l’époque). D’autres titres ont suivi ainsi que des records du monde sur 400 m et 4 x 400 m. Elle mettra un terme à sa carrière en 1977, au cross du Dauphiné libéré, elle qui a été championne de France de la spécialité en 1971.

            La seconde partie, écrite par son mari et intitulée « Passions d’une femme », nous fait partager la vie familiale et professionnelle de Colette. Elle donne naissance à deux filles, Sandrine et Stéphanie puis consacre sa vie en étant Conseillère Technique régionale en Martinique et en Polynésie. Ensuite, elle devient prof d’EPS à la Réunion puis à Paris. Pendant les seize années qu’elle passe loin de la métropole parce qu’elle suit les affectations de son mari, cadre dans une multinationale, elle est assez oubliée, en tout cas négligée par les autorités sportives. Au cours des dix dernières années de sa vie, elle cumule les honneurs et les postes importants comme la présidentce du Laboratoire national de la lutte et en tant que membre du Conseil économique et social. Fait important à noter, en France, 51 lieux (gymnases, stades, complexes sportifs, salles de sports, rues, salles de danse, parc des sports, espaces sportifs, piste d’athlétisme, collèges, école maternelle…) portent son nom.

            Enfin, en lisant ce livre, j’ai appris ce qui a certainement déclenché son cancer, une révélation qui l’a profondément bouleversée. En lisant cela, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec ce verdict de septembre 2007 et du cancer du rein qui m’a frappé quelques semaines plus tard…

                                                           Jean-Paul 

                                           Merci à Jean qui m’a permis de découvrir et d’aimer cette histoire.

: Cela rappelle immanquablement les démêlés qui ont émaillé la formidable carrière de Jeannie Longo. 

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Chroniques
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