Atelier d'écriture, Semaine 44

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Indifférence climatique (Éditorial du vendredi 9/12/2011)  

 

 Vagues de chaleur, périodes de sécheresse à rallonge, mini-tornades, la liste des évènements climatiques extrêmes s’étire au fil de l’année. Le choc passé, les conséquences absorbées, nous oublions jusqu’à l’épisode suivant. Pourtant, ces calamités naturelles se produisent de plus en plus souvent et mériteraient une prise de conscience en profondeur dans nos pays dits développés.

Au plus haut niveau, les conférences se succèdent. Une convention avait été signée en 1992, à Rio de Janeiro, par 190 états, lors d’un sommet de la Terre. En 1997, il y a eu le fameux protocole de Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Depuis, malgré les efforts de quelques pays, on note un gros relâchement alors que la température moyenne de la planète est en hausse de 2° depuis 1880, date des premiers relevés de température. L’année 2010 a été une nouvelle année record pour la température moyenne, après 1998 et 2005. Les images que chacun a pu voir lors de certaines émissions télévisées prouvent que la fonte des glaciers s’accélère, que la calotte glacière au Groenland et en Antarctique ne cesse de diminuer et que, par conséquent, le niveau des océans est en hausse.

Jusqu’à maintenant, les catastrophes sérieuses semblaient bien lointaines mais elles se précisent de plus en plus, précédées par les évènements dont nous parlions plus haut. La seconde moitié du XXIe siècle s’annonce très difficile avec la pénurie de gaz et de pétrole, les conséquences du changement climatique sur l’agriculture et la pêche, les menaces qui pèsent sur les villes côtières et les grands deltas à cause de la submersion des côtes basses. Nous en sommes arrivés à un point tel que même l’arrêt brutal de toutes les émissions de gaz à effet de serre ne pourrait éviter la hausse de 2° de température.

Ce gaz carbonique dégagé par le secteur de l’énergie provient du carbone fossile (charbon, pétrole et gaz). Plus un pays se développe, plus il produit de gaz à effet de serre. Dans un pays comme le nôtre, on met en avant la filière nucléaire alors que son coût et ses conséquences sont largement et volontairement sous-estimés. Trop longtemps négligées et méprisées, les ressources en énergie renouvelable (eau, soleil, vent, etc…) devraient être l’objet de recherche et de développement avec les mêmes moyens que ceux déployés pour le nucléaire, par exemple. Alors, les solutions se présenteraient avec une évidence décisive. Il reste à chacun, dans tous les pays développés, à se convaincre que l’indifférence climatique risque de coûter très cher, devenant même une question de survie.

 

 

Les chiffres de la semaine

 

 53 000 bénévoles ont été formés pour aider au passage à la Télévision numérique terrestre (TNT).

 

Ils ont effectué 334 000 interventions à domicile et répondu à des millions d’appels téléphoniques.

 

7 500 réunions d’information ont été organisées dans tout la France.

 

Ils ont distribué 28 millions de guides dans les boîtes aux lettres.

 

Le Languedoc-Roussillon regroupe 8 % de la population nationale.

 

Cette région possède 20 % des 1126 émetteurs qu’il a fallu numériser.

 

Le tsunami du Japon a causé de 5 à 20 millions de tonnes de débris qui dérivent dans l’océan Pacifique, vers Hawaï et le continent américain.

 

Jean-Paul

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