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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:01

Cette semaine, Jean-Paul a choisi, dans cette actualité internationale dramatique, la catastrophe japonaise comme sujet de l'éditorial du journal. Rappelons que cette Classe d’Atelier Journal permet à Jean-Paul de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. 

Une catastrophe majeure au Japon (Éditorial du 25/03/2011)

 

Le séisme qui s’est produit le vendredi 11 mars à 14 h 46 (6 h 46 heure française) à 130 km au large de la ville de Sendai, sur la côte nord-est du Japon, n’en finit plus de causer un immense désastre. Aussitôt après, un tsunami, énorme vague de plus de 10 m de haut, est venu ravager toute la côte, causant des dégâts considérables. La ville portuaire de Minami Sanriku (photographie ci-contre) qui comptait 17 000 habitants a pratiquement été rasée. Tout a été broyé, pulvérisé par la vague. L’hôpital est un des seuls bâtiments à avoir résisté mais l’eau est montée jusqu’au deuxième étage. Quelques jours après, on estimait déjà à 10 000 le nombre de personnes balayées d’un seul coup. D’autres villes côtières sont dans la même situation. Dans la région de Sendai, les survivants sont traumatisés alors que de nouvelles secousses se font sentir.

 

Dans une odeur de désastre et de mort, les secours s’organisent mais un troisième danger, encore plus grand, se fait jour avec la catastrophe nucléaire qui survient. Le séisme et le tsunami ont en effet endommagé 7 réacteurs de deux centrales situées à Fukushima, à 225 km de Tokyo. Les propos rassurants du début n’ont cessé de devenir de plus en plus alarmants, prouvant, une fois de plus toute la dangerosité du nucléaire.

Immédiatement, les dispositifs de sécurité ont bien réagi mais dès que la centrale a cessé de fonctionner, il a été nécessaire de refroidir le cœur du réacteur en surchauffe. Ceci a entraîné la formation de vapeur d’eau contaminée par des particules radioactives. De l’hydrogène s’est dégagé alors de la partie du cœur qui n’était plus immergée et, au contact de l’air, l’hydrogène accumulé dans le haut du bâtiment a provoqué une explosion. Tepco (Tokyo Electric Power), la multinationale qui exploite 17 réacteurs répartis dans trois centrales, n’inspire guère confiance parce qu’elle a déjà dissimulé des incidents à l’Autorité de sûreté japonaise. Tepco s’efforce de refroidir le plus possible le cœur de ses réacteurs pour éviter tout risque d’explosion. Mais la zone est déjà si fortement radioactive qu’il est presque impossible d’intervenir.

L’accident de Tchernobyl (1986), en Ukraine, a été classé au niveau 7, le maximum ; Three Mile Island (1979), aux USA (Pennsylvanie), au niveau 5 alors que Fukushima Daichi est du niveau 4…pour l’instant. La France, avec 58 réacteurs, est au premier rang des pays concernés par le risque nucléaire et des voix s’élèvent pour réclamer un référendum. Le drame japonais déclencherait-il une prise de conscience salutaire ?

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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