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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:01

Voilà plusieurs semaines que Jean-Paul a pu intégrer la Classe Atelier du Journal de la prison. Rappelons que cette occupation lui permet de « s’échapper », quelques heures dans la semaine, de son enfermement. Aujourd’hui, nous vous proposons deux articles de la rubrique « Nouvelles d’Europe » concernant l’Angleterre et la Grèce ainsi qu’un article sur l’escrime. Bonne lecture.

 

Les Britanniques réagissent (17/12/2010)

 

Alors que tout le monde pensait que le sévère plan d’austérité annoncé par le Premier Ministre du Royaume-Uni, David Cameron, allait être accepté sans broncher, plusieurs manifestations ont déjà eu lieu dans le pays. Les étudiants ont vigoureusement protesté contre le triplement des frais d’inscription dans les universités, prenant de court la police qui n’était pas prête pour juguler ce déferlement de manifestants.

Le projet qui fait réagir aussi les Britanniques prévoit, qu’en 2013, les aides existantes (chômage, logement…) soient regroupées en une seule allocation universelle. L’idée, en elle-même, est louable puisqu’elle vise à permettre aux chômeurs qui retrouvent un emploi de ne pas perdre tout le bénéfice de leurs allocations afin de toucher une somme supérieure à ce qu’ils recevaient quand ils étaient au chômage. Par contre, ces mesures sont assorties d’un ensemble de sanctions prévues en cas de refus de proposition d’emploi. Pour un premier refus, le chômeur sera privé de trois mois d’allocations. Après trois refus, ce sont trois années qui sauteront. Les agences d’emploi auront même le droit de demander aux chômeurs qu’elles jugeraient peu ou pas actifs dans la recherche d’emploi, d’accomplir pendant quatre semaines un travail manuel non rémunéré. En cas de refus, les allocations seront supprimées.

Ainsi, la cure d’austérité annoncée par le gouvernement à la fin du mois d’octobre déclenche maintenant de plus en plus de réactions. Après la manifestation du 10 novembre, à Londres, les étudiants ont remis ça le 24 novembre, non seulement dans la capitale mais aussi à Manchester, Liverpool, Brighton, Sheffield, oxford et Cambridge.

 

 

Athènes et ses fruits (17/12/2010)

La capitale de la Grèce compte environ 2 200 km de trottoirs plantés d’environ 80 000 arbres auxquels il faut ajouter ceux des parcs et jardins de la ville. Oliviers, bigaradiers (une espèce d’oranger), mûriers, citronniers et mandariniers donnent des fruits qui sont très prisés par de nombreux habitants. Si l’on y ajoute les arbres d’ornement que sont les sophoras et les jacarandas, plus les oliviers et les pins cela donne une ville très arborée.

C’est au début du XXème siècle et surtout entre les deux guerres que l’on a beaucoup planté, en choisissant des variétés au faible besoin en eau.

Les arbres fruitiers, surtout les bigaradiers, étant pillés, on a planté surtout des pins et des arbres d’ornement, après la Seconde Guerre mondiale. La crise aidant, à la tombée de la nuit et à l’abri des regards, ils sont nombreux à arpenter les rues d’Athènes avec des charrettes, équipées de bâtons et de sacs en plastique pour effectuer la cueillette d’olives, de citrons, d’oranges, de mandarines, etc… Hélas, la pollution atmosphérique importante dans la capitale grecque nuit beaucoup au bon goût de tous ces fruits…

 

 

 

Entre fines lames (17/12/2010)

 

Il y a quelques semaines, les Championnats du monde d’Escrime se sont déroulés à Paris, dans le cadre prestigieux du Grand Palais. Comment une activité destinée à tuer son adversaire est devenue un sport, voire un art ? Les escrimeurs d’aujourd’hui sont-ils les descendants de Du Guesclin, de Cyrano de Bergerac ou encore de D’Artagnan ? En garde ! Dès que l’homme comprend qu’il peut couper en deux son voisin, il ne s’en prive pas comme les récits mythiques de l’Antiquité le confirment. Romains, Germains, Gaulois et autres décident, par les armes, du sort de leurs litiges. En 501, Gondebaud le Bourguignon ordonne que toutes les contestations se règlent à l’épée. La féodalité codifie cela et les preux chevaliers sont adoubés par une tape de l’épée sur la tête. Le duel est même appelé un temps « le jugement de Dieu ». Excalibur et Durandal, deux fameuses épées, sont entrées dans l’histoire. Entre 1588 et 1608, dix mille nobles sont morts en duel ! Même après l’extinction de la chevalerie, le duel se perpétue et des lois essaient de l’interdire, en vain. Il faut attendre la fin du XIXème siècle pour voir les combats s’arrêter au premier sang. Lamartine, Léon Blum, Sainte-Beuve, Alfred de Musset et même Gaston Deferre ont ferraillé. Ce dernier, ex député-maire de Marseille qui fut ministre de l’Intérieur de François Mitterrand, a disputé le dernier duel public contre René Ribière, en 1967…

C’est en Espagne, au XVème siècle, que l’escrime moderne est apparue. Vers 1780, La Boëssière invente le masque. En 1896, l’escrime est admise aux Jeux Olympiques et sa langue officielle est le français. On peut toucher l’adversaire d’estoc (avec la pointe de la lame), de taille (avec le tranchant) ou de contre-taille (avec le dos de la lame). Les trois armes sont le fleuret (arme d’estoc qui ne peut toucher que le tronc de l’adversaire), l’épée (arme d’estoc qui peut toucher tout le corps, masque et chaussures compris) et le sabre (arme d’estoc, de taille et de contre-taille qui peut toucher tout le haut du corps, masque et bras-compris).

La pratique de l’escrime développe le sens de l’analyse immédiate d’une situation, la prise de décision en quelques millisecondes et l’exécution de mouvements demandant coordination, réflexes et précision.

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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