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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 23:01

Lors des vacances scolaires, la publication du journal hebdomadaire "La feuille d'Hector" est interrompue pour laisser place à un numéro spécial intitulé "Hector magazine".  Ainsi, celui-ci a pour thème principal l'agriculture : Jean-Paul a  décidé de consacrer un article à son enseignement. Bonne lecture.

 

Un système d’enseignement très complet : L’enseignement agricole (Hors-série - avril 2011)

 

Trop mal connu, l’enseignement agricole est pourtant un système d’enseignement très complet permettant de former jeunes et moins jeunes depuis le CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur, dans des domaines comme l’agronomie, l’horticulture, l’environnement et la médecine vétérinaire.

Déjà sous l’Ancien Régime, plusieurs établissements d’enseignement agricole existaient. Ils ont disparu sauf les écoles vétérinaires. Au cours du XIXème  siècle, se sont créées des écoles techniques, professionnelles et supérieures mais il a fallu attendre 1962, pour qu’une loi de modernisation instaure la parité avec l’Éducation nationale. Par contre, c’est le ministère de l’Agriculture qui conserve la mainmise sur cet enseignement. C’est pourquoi une Direction générale de l’enseignement et de la recherche existe au sein de ce ministère.

 

L’enseignement secondaire


À partir de la classe de 4ème, qu’ils soient publics ou privés, les centres de formation d’apprentis (CFA), les maisons familiales rurales (MFR) et les lycées d’enseignement général, technologique et professionnel agricole, appelés plus simplement lycées agricoles, accueillent les jeunes attirés par tout ce qui touche, de près ou de loin à l’agriculture. Certains lycées sont même spécialisés dans l’horticulture (fleurs, fruits) et se nomment lycées agricoles.

Les diplômes suivants peuvent être préparés :

. Certificat d’aptitude professionnelle agricole (CAPA) : 2 ans après la 3ème ou en apprentissage en CFA agricole.

. Brevet d’études professionnelles agricole (BEPA) : après la 3ème ou la classe de seconde générale ou encore après un CAP de préférence agricole. Le BEPA comporte plusieurs spécialités.

. Baccalauréat professionnel agricole : après un BEPA dans la même ou proche spécialité. On peut aussi le préparer en venant d’une 1ère agricole.

. Baccalauréat sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) : en 2 ans, il mène vers un BTS agricole, certains DUT et BTS en biologie et même vers une école d’ingénieur après une classe prépa.

. Baccalauréat scientifique, spécialité Biologie-Écologie : en 2 ans après une classe de seconde générale ou technologique.

 

Pour les adultes ou en suivant la filière de l’apprentissage, il est possible d’obtenir les qualifications suivantes :

. Brevet professionnel agricole (BPA), diplôme de niveau V

. Brevet professionnel Responsable d’exploitation agricole (BPREA), diplôme de niveau IV

. Certificat de spécialisation (CS)

 

L’enseignement supérieur

 

Comme dans l’enseignement supérieur court, il est possible, dans les lycées agricoles, de préparer des brevets de technicien supérieur agricole (BTSA). Ces diplômes peuvent être aussi acquis en alternance dans un CFA agricole ou en formation pour adulte (Centre de formation professionnelle pour adultes).

Pour ceux qui voudraient suivre un cycle d’enseignement supérieur long, il faut entrer dans une école supérieure publique ou privée, soit après le bac, soit sur concours après deux ans de classes préparatoires Biologie, chimie, physique et sciences de la terre (BCPST) ou Technologie et biologie (TB).

Ces grandes écoles sont les écoles nationales vétérinaires, à Toulouse et Alfort, auxquelles il faut ajouter six grands établissements :

. l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement ou Agro Paris Tech,

. le Centre international d’études supérieures en sciences agronomiques ou Montpellier Sup Agro,

. l’Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage ou Agrocampus Ouest,

. l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement ou Agrosup Dijon,

. l’Institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement ou Vet Agro Sup,

. l’École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique.

 

La formation des enseignants des lycées agricoles publics est dispensée an sein de l’École nationale de formation agronomique, à Toulouse.

 

Pourquoi choisir l’enseignement agricole ?

 

Tout ce qui touche à la culture du sol, les céréales, les fleurs, la forêt, l’élevage des animaux, la pêche, la vigne et le vin peut intéresser beaucoup de monde. L’enseignement dispensé vise à former les élèves pour un métier précis. C’est donc une formation concrète qui est proposée, ce qui implique immédiatement une forte motivation pour ceux qui entament ces études-là parce qu’ils savent qu’ils pourront trouver rapidement du travail.

Malgré tout, la formation générale n’est pas délaissée puisque les élèves reçoivent un enseignement général en lettres modernes, mathématiques, sciences physiques, histoire-géo, etc…

Matière spécifique de l’enseignement agricole, l’éducation socioculturelle, est très intéressante pour les élèves parce qu’elle leur permet de comprendre les règles, les us et les coutumes de la société dans laquelle ils vont évoluer. C’est un véritable apprentissage de la citoyenneté qui est dispensé pour « apprendre à regarder par-dessus la haie », avec la vision la plus large possible afin de contribuer à accompagner les changements sociaux et culturels. Ainsi, les jeunes se forment à l’environnement social et culturel sans oublier une éducation artistique complétée par une formation à la communication humaine, à l’autonomie et à la coopération.

Les établissements étant de taille modeste avec souvent un internat et une exploitation à demeure, élèves et enseignants travaillent en étroite collaboration ce qui développe la sociabilité et les aptitudes à la communication.

Il n’est pas obligatoire de vouloir devenir agriculteur pour entrer dans l’enseignement agricole parce qu’une multitude de débouchés existe dans l’alimentation, pour la production, le contrôle de qualité ou encore l’encadrement. Du côté des animaux, de nombreux métiers permettent de leur apporter des soins et de s’occuper de la reproduction… Il faut ajouter encore tout ce qui touche à la forêt, l’environnement, le paysage, l’horticulture, les services, la commercialisation, la recherche, le développement… On dénombre plus de 120 métiers différents à la sortie de toutes ces formations.

 

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans La vie en prison
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