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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:44

Après être revenu sur le premier procès, Jean-Paul se remémore, aujourd'hui,  les terribles heures qui ont suivi le verdict de septembre 2007 en Ardèche. 

 

Vincent, Simon et Arnaud hurlent : « tiens bon ! On ne lâchera pas ! »

 

Ça y est, je suis sorti de cette salle et un policier me présente les menottes. Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais eu de menottes et je n’ai jamais été incarcéré, gardes à vue mises à part. Je me souviens avoir dit au policier : « ne craignez rien, je ne vais pas m’échapper… » Très ennuyé, il m’a répondu « je ne peux pas faire autrement, c’est la règle, mais je ne vais pas les serrer… »

 

Ils me placent à nouveau dans la même pièce où j’étais tout à l’heure avec Ghislaine1, l’espoir au cœur. C’est dur, c’est très dur. Depuis un moment, je ne peux plus retenir mes larmes. Mes deux avocats arrivent alors et s’assoient de chaque côté de moi pour essayer de me calmer. Nous décidons aussitôt de faire appel mais je sais que cette soirée, il est près de minuit, va se terminer en prison et je suis mort d’inquiétude.

 

Plusieurs fois, on vient les chercher pour l’audience civile où l’on fixe les fameuses indemnités… puisque l’on m’a déclaré coupable de choses que je n’ai pas commises… Ils refusent d’y aller et finissent par dire : « qu’elle fasse comme elle veut, on s’en fout… »

 

C’est long, mais tant que je suis là, je suis en sécurité. Dire qu’à quelques mètres de moi, ils sont tous là : Ghislaine, Vincent, Simon, ma mère, mes frères et sœurs, toute la famille, Arnaud, Jacqueline et la formidable équipe du Comité de soutien…

 

Que se passe-t-il ? Que font-ils ? J’ai mal pour eux, surtout pour ma pauvre Ghislaine et pour mes deux garçons à qui on impose tant de souffrances. Comment est-ce possible ? Ce n’est pas vrai ! Je ne peux pas y croire…

 

Les policiers qui passaient et repassaient devant la porte entrent dans la pièce et l’un d’eux annonce qu’il faut y aller. Je dis au revoir à mes avocats qui promettent de venir me voir… en prison !!!

 

Jean-Paul


 1 : Entre la fin des plaidoiries et le verdict, l'accusé est enfermé dans une salle, seul, même s'il a comparu libre. Lors des deux procès, Mesdames les Présidentes ont autorisé Ghislaine à l'accompagner.

 

Partie 2

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache - dans Les procès vécus par Jean-Paul
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