Bienvenue

             Nombreux sont les amis, les proches, les membres de la famille de Jean-Paul qui souhaitent prendre de ses nouvelles régulièrement. Afin de pouvoir mettre en commun les courriers, les comptes-rendus, les impressions de Jean-Paul, mais aussi pour être le plus précis possible sur ce qui prouve son innocence, nous -des proches et amis de Jean-Paul- avons décidé d'ouvrir le blog pour diffuser des informations sur ses conditions de détention et sur ce qu'on appelle désormais "l'affaire Degache" qui, au bout de deux procès en Assises, a conduit un innocent en prison pour huit ans.

             Ce blog s'adresse donc à toute personne désireuse de mieux connaître cette affaire qui a défrayé la chronique que ce soit au niveau local ou au niveau national. Vous pouvez en permanence visionner le reportage de « 66 minutes » sur M6, ou consulter le résumé de l’affaire par écrit.

 

             Nous avons prévu de l’enrichir progressivement avec votre participation. Pour cela n'hésitez pas à nous faire passer vos témoignages, vos copies de courriers de Jean-Paul : soutien.jean-paul.degache@voila.fr . Si vous êtes journaliste, nous nous tenons à votre disposition : presse.jean-paul.degache@voila.fr .

 

Bonne lecture

Les pièces qui démontrent l'innocence de Jean-Paul Degache

Jean-Paul Degache, instituteur à l'école primaire de Sarras en Ardèche, a été condamné à deux reprises à 8 années de prison pour agressions sexuelles et viols sur mineurs devant les autres élèves de la classe. Mais jamais personne n'a vu ce que les accusatrices affirment et ce pourquoi Jean-Paul a été condamné : ni les autres enfants de la classe, ni les adultes...

 

- Les témoignages d'enfants reconnus comme "victimes" par l'institution judiciaire alors qu'ils affirment le contraire !

* n°1   * n°2

 

- Des élèves et des adultes qui affirment l'impossibilité des actes :

* n°1    * n°2   * n°3  * n°4  * n°5  * n°6  * n°7  * n°8  * n°9  * n°10

* n°11  * n°12  * n°13  * n°14  * n°15  * n°16  * n°17  * n°18  * n°19  * n°20

 

- Un lieu où il était impossible de ne pas voir ! :

* La reconstitution vidéo de la salle de classe

  * Photos de la classe et de la maquette de la classe

 

- L'intervention du Docteur Bensussan :

* Présentation 

  * L'expertise psychologique réalisée par Docteur Bensussan 

 

- D'autres incohérences de l'affaire :

  * Des accusatrices qui n'hésitent pas à mentir

* Des chiffres...

INFORMATIONS

    - Correspondance au 20 mai 2012 :

Courriers reçus : 2418 - Courriers envoyés : 1481

Nombre de correspondants : 555

 

- Le pourvoi en cassation rejeté

Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 00:01

Les champs de bataille  de Dan Franck aux Éditions Bernard Grasset, 2012, 288 pages

 

leschampsdebataille.jpg Quand connaîtra-t-on enfin la vérité sur la terrible arrestation de Caluire, le 21 juin 1943, dans la maison du Docteur Dugoujon ? Ce jour-là, la Gestapo surprend et emmène huit personnages très importants de la Résistance dont Jean Moulin. Un seul réussit à s’échapper : René Hardy. Raymond Aubrac qui vient de décéder, faisait partie de ceux qui ont été arrêtés par Klaus Barbie et ses sbires, puis torturés.


Dan Franck, avec le talent qu’on lui connaît, nous place dans le bureau d’un juge d’instruction à la retraite qui tente d’instruire le procès de René Hardy après que ce dernier ait été gracié à deux reprises. La question se pose toujours de savoir qui a trahi. Qui a donné aux nazis le jour, l’heure et le lieu d’une réunion secrète devant permettre aux responsables de la Résistance de se réorganiser après l’arrestation du général Delestraing, à Paris, quelques jours avant ?


Dan Franck met le lecteur en situation, au cœur de l’action. Sur place, quand les flics allemands sont descendus de leurs voitures « c’était un silence de guerre, comme il s’en produit à l’arrière des champs de bataille. » Il dit bien que, lorsque les menottes claquent pour la première fois, celui qui subit cela, change immédiatement de statut.


René Hardy qui n’était pas invité à cette réunion et qui s’y rend quand même, était lié, avant-guerre, à des mouvements d’extrême droite. Hardy ne cache pas son hostilité à celui qui se fait appeler Rex, puis Max sous l’occupation : « Max était coco. » La distinction entre droite et gauche est clairement définie par l’auteur : «  À droite, on met en avant l’Homme et ses intérêts qui nuisent aux intérêts des autres. À gauche, on défend l’Homme et ses droits qui ne nuisent pas aux droits des autres. »

Avec précision et un sens de la description qui lui est propre, Dan Franck montre ce que Jean Moulin a pu voir la dernière fois : la vie quotidienne dans la rue, dans les autobus croisés entre Caluire et l’École de Santé militaire de Lyon où la Gestapo a établi ses quartiers. Aujourd’hui, ces locaux abritent un musée de la Résistance qu’il faut visiter.


Ce roman regorge de détails historiques et permet de comprendre le jeu tragique, la lutte pour le pouvoir en France après la guerre. Enfin, il y a le racisme viscéral de toute cette extrême droite. De Bénouville qui se fait appeler Barrès, était un partisan du général Giraud. Fin 1943, il écrivait dans L’Alerte, une feuille antisémite, antigaulliste et pétainiste. De son côté, Jean Moulin voulait unir les mouvements de la Résistance, tirant les leçons de l’échec des Républicains espagnols qui ont perdu à cause de leurs divisions.

Le dernier livre de Dan Franck, on l’aura compris, est une excellente réflexion sur cette histoire dont la version officielle masque souvent les dures réalités. En plus, il a su mener son récit à son terme de façon  très émouvante.

Jean-Paul

Par Les amis et proches de Jean-Paul Degache - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 11:38

« Lire et faire lire » (Éditorial du vendredi 04/05/2012)

 

Cette semaine, nous empruntons le titre de la Une à l’association animée par l’écrivain Alexandre Jardin qui œuvre sans relâche dans tout le pays pour faire aimer la lecture aux enfants. Ce sont des bénévoles, la plupart retraités, qui assurent un service qui mériterait d’être beaucoup plus valorisé.


Ici, une bibliothèque installée dans le centre socio-pédagogique met à la disposition de tous près de 5 000 livres et revues. Chacun peut s’y rendre deux fois par mois. Un planning affiché à chaque étage des trois bâtiments permet de connaître les dates d’ouverture pour chacun. Il est possible d’emprunter gratuitement, cinq livres au maximum, pour une durée d’un mois, avec possibilité de prolonger, sur simple demande.


Un large éventail d’ouvrages est disponible, des livres acquis par le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), plus d’autres venant de dons. Certains ne peuvent être consultés que sur place comme le Code pénal, le Code de procédure pénale et des albums documentaires. Après l’achat d’un bon nombre de livres dont plusieurs prix littéraires de la fin de l’année 2011, un nouveau lot d’ouvrages très récents est mis à la disposition des lecteurs, que ce soit parmi les meilleurs romans policiers ou de science-fiction, les dernières bandes dessinées ou encore les romans les plus récents. Tout un rayonnage permet de visualiser ces nouveautés sans avoir à les rechercher. De plus, chaque semaine, une bibliothécaire professionnelle apporte ses précieux conseils et peut procurer certains ouvrages ne figurant pas au catalogue local.


Contrairement à certaines idées reçues, ce sont les romans qui savent le mieux parler de la réalité. Les auteurs utilisent la fiction pour décrire ce qu’ils ont vécu ou ce que d’autres ont connu. Ainsi, beaucoup de romans sont plus proches du réel que certains documents reconstruisant des souvenirs avec beaucoup d’imperfections. L’essentiel reste d’être curieux, d’oser ouvrir un livre et de plonger dans la lecture, quitte à l’abandonner si celle-ci n’accroche vraiment pas. Précisons aussi que, régulièrement, La Feuille d’Hector publie des fiches de lecture, avec les références des ouvrages.


Enfin, l’accueil des lecteurs s’améliore sans cesse grâce à un nouveau mobilier acquis par le Conseil Général de l’Hérault. Il reste à chacun  de profiter de ce service offert par la bibliothèque, un avantage qui n’a pas toujours existé et qui reste encore le meilleur moyen de résister à l’enfermement tout en se cultivant et en se distrayant.


Jean-Paul

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 14:20

Samedi dernier, près d’une quarantaine de cyclistes ont formé un peloton cycliste afin de réitérer leur soutien à Jean-Paul Degache. Ils ont ainsi parcouru trente kilomètres autour du village de Saint-Jeure d’Ay, en évitant miraculeusement la pluie, sur des routes que Jean-Paul connaît par cœur. Sur demande de son ami François, il nous raconte ce parcours dont il est privé depuis 827 jours maintenant !

IMG_4755.JPGPar un passage resserré entre deux maisons, la petite route des Ubacs s’ouvre sur la campagne. Le village de Saint-Jeure d’Ay est rapidement derrière nous. Chacun cherche son rythme, la bonne allure, pour pouvoir aller au bout de cette sympathique randonnée sur des routes ardéchoises que l’on dirait inventées pour le vélo.

 

Entre les champs et quelques zones boisées, la route prend son temps pour se rapprocher du col du Juvenet. Parfois, une légère pente se fait sentir dans les jambes mais c’est un vrai régal de pédaler ici. Tout en faisant attention aux quelques défauts de la route qui manque par endroits un peu d’entretien, chacun peut admirer le beau village de Preaux qui ne se contente plus de se regrouper autour de son fier clocher mais s’étale de plus en plus. La vue est superbe sur ce piémont du Haut-Vivarais qui a bien reverdi après un hiver trop sec. De temps à autre, une ferme est installée à proximité de la route et plusieurs chemins donnent envie de s’enfoncer dans les bois à la recherche de champignons… mais ce n’est pas la bonne saison.

IMG_4780.JPG

Voilà que l’on distingue le col du Juvenet après avoir serpenté un long moment entre forêts et prairies. Il sera temps de souffler un peu avant de plonger sur Vaudevant. La descente est courte et rapide et certains virages s’abordent avec prudence. Pour traverser Vaudevant, il faut se dresser sur les pédales car la route s’élève à nouveau pendant plusieurs centaines de mètres. Au centre du village, la route bascule d’un seul coup et descend doucement jusqu’à Saint-Félicien. Certains en profitent pour rouler côte à côte et échanger quelques mots lorsqu’une accalmie dans la circulation le permet. Quelques-uns font un petit détour par le centre de la cité de l’Ardéchoise pour aller se désaltérer. Le moment est bien choisi car, après une courte descente sur une portion très roulante, débute le morceau de bravoure de la randonnée : le col de Fontay.

 

Au sortir du pont enjambant un ruisseau, soudain la vitesse diminue et il faut trouver le rythme du grimpeur, sans s’affoler. Chacun cherche son style pour adapter sa respiration et sa fatigue musculaire afin de dompter la pente. Comme toujours, les premiers hectomètres sont les plus délicats mais le revêtement est bon. Une fois franchie la grande épingle avec vue imprenable sur Saint-Félicien, à droite, la seconde partie de l’ascension demande de puiser un peu plus dans ses réserves. En danseuse ou assis sur la selle, chacun(e) progresse à son rythme et le sommet approche. Là, tout près de la fromagerie, on bascule pour une belle ligne droite avec Saint-Victor en point de mire.

 

Quelques courbes et la route remonte doucement pour traverser ce beau village. La descente est rapide et une magnifique ligne droite presque plate nous rapproche des Clots, un carrefour stratégique entre Annonay, Tournon, Lamastre et Saint-Félicien d’où nous venons. Il avait été question, à une époque, de bâtir un collège, ici… mais le projet est resté dans les cartons….

 

Saint-Jeure d’Ay n’est plus très loin. Ca roule bien même s’il faut encore se dresser sur les pédales pour avaler une dernière petite montée. Un ultime faux-plat nous ramène au point de départ d’une randonnée au relief varié et qui a su nous enchanter grâce à des paysages dont on ne se lasse jamais.

Jean-Paul 

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 00:01

En apnée… (Éditorial du vendredi 27/04/2012)

 

Quand ces lignes paraîtront, les Français seront en apnée, en train de retenir leur souffle, attendant le résultat final de ces élections présidentielles qui mobilisent tant d’énergie depuis des mois. Quinze jours, entre les deux tours, ça fait long, mais les présidentielles ont cette particularité que n’ont pas les autres élections. Celles-ci se contentent d’un intervalle d’une semaine. Rappelons que, dans notre système électoral, pour être élu, il faut avoir la majorité absolue, soit plus de la moitié des suffrages, au premier tour. Si ce n’est pas le cas, il faut un second tour pour lequel les règles de qualification peuvent varier. Dans l’élection en cours, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent rester en lice. Retenons donc notre respiration encore quelques jours…

Profitons de ce temps suspendu chez nous pour regarder un peu ce qui se passe chez nos voisins espagnols. Au début des années 2000, le secteur de la construction a connu, dans la péninsule ibérique, un essor considérable. L’Espagne a même été un moment le second consommateur de ciment du monde, derrière la Chine. Une urbanisation à tout va a même créé des villes nouvelles qui restent pratiquement inhabitées.

L’exemple de la station pyrénéenne de Formigal est éloquent, démontrant une injustice sociale de plus en plus criante. Dans ce pays où le chômage touche près de 25% de la population, l’argent public est investi sans compter dans des aménagements touristiques ne servant qu’à quelques privilégiés. Les problèmes d’enneigement sur le versant sud des Pyrénées étant de plus en plus réels, la société d’exploitation semi-publique qui gère la station perd, chaque année, beaucoup d’argent. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement aragonais a renfloué les comptes avec 250 millions d’euros d’argent public auxquels il faut ajouter l’entretien des routes menant à la station, les campagnes de promotion du ski…Or, partout, en Espagne, il manque du monde dans les services qui profitent au plus grand nombre : l’aide sociale, la santé, la culture, l’éducation…

Les énormes difficultés que connaît notre voisin et les décisions prises à Madrid et dans les régions autonomes ne doivent pas nous laisser indifférents, l’avenir étant très incertain des deux côtés des Pyrénées…

Jean-Paul

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 18:02

Cette semaine sur France Inter, Daniel Mermet a proposé deux émissions de Là-bas si j'y suis sur la thématique de "la victime" et de "l'émotion"  dans notre société actuelle et des dérives qui s'en suivent. Pas besoin malheureusement de vous citer d'exemple...

 

Ainsi, nous vous conseillons vivement de prendre le temps de les écouter et de réagir.

 

Emission - Partie 1

 

Emission - Partie 2

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L'affaire Degache

  Emission "66 minutes" du 28 mars 2010


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Chronologie Partie 1 / Partie 2 / Partie 3

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