Chronique littéraire - Romain Puértolas

  • Les amis et proches de Jean-Paul Degache

Tout un été sans facebook      par    Romain Puértolas

Le dilettante (2017), 380 pages.

 

Ayant lu L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa et Re-Vive l’Empereur, j’ai retrouvé, en lisant Tout un été sans facebook toute l’imagination débridée de Romain Puértolas avec des situations invraisemblables et abracadabrantes.

 

À New York (Colorado), petit village raciste, au cœur de l’Amérique profonde, se trouve le commissariat le plus petit du monde. Le superintendant Godwin, afin de remédier au désœuvrement de ses effectifs, autorise des activités extraprofessionnelles durant les heures de service.

 

 

En effet, dans ce village du bout du monde, il n’y a pas Facebook, pas d’internet tout court. On ne peut donc même pas faire profiter de son ennui aux autres !

 

 

Pour le patron, c’est la pêche. Il y a aussi les ateliers de tricotage, de sudoku, les concours de testostérone pour les groupes opérationnels, c’est-à-dire fléchettes, bières et rots.

 

 

Le lieutenant de police Agatha Crispies, noire, mutée disciplinairement ici, elle, pour échapper au désœuvrement, préside un club de lecture, club d’une importance capitale car, comme le lui a enseigné son père, on peut élucider de grands crimes grâce à la littérature. Comme le dit Agatha : « Le rôle d’un club de lecture, c’est de faire aimer la lecture, de partager des émotions, de donner envie de lire aux autres. »

 

 

Mais cette vie calme et déprimante va être secouée par plusieurs assassinats et disparitions et c’est Agatha qui va mener l’enquête.

 

Ce livre est bien sûr plein d’humour, d’ironie, de dérision et épingle avant tout la xénophobie présente aux États-Unis. Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’amour que porte Romain Puértolas (photo ci-contre) à la littérature et son éloge de la lecture qu’il fait passer remarquablement par le biais de son héroïne et de son club de lecture.

 

 

En résumé, un polar qui fait rire, « un poilar », comme le définit lui-même l’auteur, un hymne  à la lecture et une brillante célébration du plaisir de lire.

Ghislaine

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