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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 13:05

Un été invincible      par    Alice Adams

Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff. Titre original : Invicible summer

Albin Michel (2017), 343 pages.

 

« Au milieu de l’hiver, j’apprends enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » Cette citation d’Albert Camus a inspiré Alice Adams pour son premier roman qui, de l’été 1995 au mois d’août 2015 suit la vie de quatre amis : Eva, Benedict, Sylvie et Lucien, ces deux derniers étant frère et sœur.

 

 

Si l’essentiel se passe à Londres, l’histoire débute à Bristol, ne se refuse pas le cadre idyllique de Corfou, une incursion en Inde ou en Espagne et même un séjour bonifiant dans notre Languedoc, pour Sylvie. Leur amitié est sincère, solide mais va être secouée par les aléas de la vie et le passé de leur famille.

 

 

Ils terminent leurs études. Sylvie est en histoire de l’art et compte bien vivre de ses talents de peintre. Eva se destine au trading dans une grande banque d’investissement contre l’avis de son père, Keith. Benedict continue à étudier pour se spécialiser dans la recherche en physique et Lucien est vraiment attiré par l’organisation de fêtes et le monde qui entoure ces soirées avec les trafics que cela suppose.

 

 

Au fil des pages, Un été invincible permet de rencontrer d’autres personnes mais Eva va focaliser une bonne partie de l’intérêt de l’auteure qui nous plonge dans le monde sans pitié de la City.

 

 

En août 2000, ils réussissent à se retrouver tous les quatre en Galice pour marcher sur les 150 derniers kilomètres du Camino Francès menant à Saint-Jacques de Compostelle. Sylvie est au bas de l’échelle, Eva est rayonnante, Benedict révèle son côté mystique et Lucien a hâte de retrouver les fêtes londoniennes.

 

Occasions manquées, non-dits, l’amour affleure toujours mais peine à se concrétiser et c’est finalement ailleurs que chacun trouve sa chacune ce qui procure des situations tendues, cocasses parfois et toujours très révélatrices de ce que la vie peut révéler.

 

« Ils n’étaient pas Eva et Lucien, deux âmes sœurs voguant à travers les cieux sur un lit de nuages. Ils étaient deux crétins défoncés étendus sur le sol froid d’un parc public à 6 h du matin. » Le style d’Alice Adams (photo ci-contre) est direct, concret. Si elle n’épargne pas les termes techniques indispensables dans le monde de la finance et nécessaires dans celui de la physique, cela ne gêne pas la lecture.

 

 

L’amitié se révèle plus forte et permet de surmonter bien des obstacles. Mariages, enfants, deuils familiaux, coups durs professionnels, elle permet de poursuive la route et ce roman qui se dévore avec plaisir et impatience le montre bien comme le dit si bien Sylvie : « l’amitié et l’amour sont à peu près les seules richesses qui valent la peine. Tout le reste, c’est du superflu. »

 

 

J’adresse un immense merci à Babelio (Masse critique) et aux éditions Albin Michel qui m’ont donné la chance de découvrir ce roman très prenant.

Jean-Paul

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache
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