Chronique littéraire - Riad Sattouf

  • Les amis et proches de Jean-Paul Degache

Manuel du puceau     BD    par Riad Sattouf

L’Association, collection espôlette (2009).

 

Sorti en 2003, Manuel du puceau a été réédité six ans plus tard. Cette même année 2009, sortait le film Les Beaux gosses, ces deux œuvres étant signées par Riad Sattouf, l’une inspirant beaucoup la seconde.

 

 

« Il y a quelques mois à peine, tu jouais aux Lego. L’école était un lieu tranquille où l’essentiel était de plaire à la maîtresse en ayant de bonnes notes. Tu connaissais tout le monde depuis la maternelle et tu ne pensais pas à l’avenir. Seulement voilà, tu es entré au collège et en même temps que ton visage se couvrait de boutons et que ta voix devenait insupportable, un nouveau sentiment s’est développé en toi ! – Je veux coucher avec des femmes ! »

 

 

Le ton est donné dès la première page. L’auteur oscille entre humour, féroce parfois, et réalisme, avec des textes pleins de philosophie. C’est toujours bien observé et dessiné avec cette tendresse apparemment naïve qui caractérise Riad Sattouf (photo ci-dessous).

 

 

Comme le note l’auteur, « ce manuel existe pour essayer de survivre jusqu’au premier rapport sexuel. »  L’adolescence bouleverse tout. Filles et garçons ne sont pas à égalité : « Les filles sont quand même plus présentables. » Le mot frustration est très important. Le suicide est à éviter…

 

 

Surtout, il y a les autres, les beaux qui sortent ensemble et ce Kader, un dur qui se sert, raquette, représente la rébellion avec des copains complètement cons et a du succès avec « les meufs ».

 

 

Quand la mère trouve du sperme sur le pyjama, le sexe paraît sale, alors que non ! « La sexualité, c’est non seulement excellent pour la santé, mais c’est un des plaisirs de l’existence. » Ensuite, il y a Lola, la boum, le slow, une fille sympa mais, catastrophe, sa mère vient le chercher…

 

 

Le voyage en Angleterre accentue la mélancolie. Ses parents divorcent et son père « un connard » lui présente Caroline… « Le destin n’existe pas si tu en prends conscience » car, quelque part sur terre, son futur amour attend de rencontrer notre puceau qui se voit à trente ans et peut se dire : « En route pour la vie ! »

Jean-Paul

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