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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 08:34

Je vais mieux    par    David Foenkinos

Nrf – Gallimard (2013), 329 pages.

 

Après avoir lu La délicatesse, Les souvenirs et Charlotte, un régal à chaque fois, je suis revenu un peu en arrière dans l’œuvre de David Foenkinos pour découvrir Je vais mieux.

 

 

Le narrateur, au fil des pages, nous fait partager douleurs et sentiments d’un homme arrivé à la quarantaine et qui souffre subitement d’un terrible mal au dos, le mal « à la mode » comme il entend dire très vite. Pourtant, cette douleur qui peut atteindre un degré assez élevé – l’auteur note régulièrement de 0 à 10 son intensité – n’a aucune cause physique comme les divers examens (radios, IRM) le confirment.

 

 

Dans sa petite maison de banlieue avec jardin, il pense être heureux avec Élise, sa femme, mais leurs deux enfants volent de leurs propres ailes : Alice est avec un homme plus âgé et Paul, tout juste 18 ans, est à New York pour ses études. Cela, notre homme ne l’accepte pas : « Les enfants étaient nos romans et nous ne les écrivions plus. »

 

 

Dans son entreprise d’architecture, la rivalité avec Yann Gaillard est très forte et, avec ses parents, le courant n’est jamais vraiment passé. Après chaque épisode, il ajoute son état psychologique du moment qui va de « désespéré » à « prêt à tuer », en passant par « mystique », « russe », « marocain », « flou » ou encore « extatique », etc…

 

 

D’un examen à l’autre, rien ne résorbe sa souffrance qui peut même lui causer un malaise en pleine rue. Il consulte une magnétiseuse et un psychanalyste. Au travail, il ne peut que constater : « la vie en entreprise ressemblait à un pays sous occupation et je ne savais pas si je devais résister ou collaborer. »

 

 

Très vite, on se rend compte que la communication est quasi inexistante avec Élise qui va prendre une décision radicale après le brutal décès de son père. Sylvie, l’artiste, et Édouard, le dentiste, forment un couple d’amis fort utile mais rapidement encombrant.

 

 

Au fil des pages, David Foenkinos (photo ci-contre) démontre une belle maîtrise des dialogues, réussissant une exploitation efficace des silences. Cela en dit souvent très long sur l’état du narrateur ou sur l’impuissance de ses interlocuteurs.

 

 

Le titre étant optimiste, inutile de cacher l’issue heureuse du roman. La solution à ses problèmes de dos arrive enfin de manière très inattendue quand, enfin, il réussit à régler ses problèmes relationnels mais c’est au lecteur de découvrir tout cela.

Jean-Paul

 

Un grand merci à Élodie pour m’avoir permis de lire « Je vais mieux ».

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache
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