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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 17:27

Les Déferlantes    par    Claudie Gallay

Éditions du Rouergue (2008), 514 pages.

 

Majestueusement mené, de bout en bout, Les Déferlantes est un roman de Claudie Gallay qui nous fait vivre près de La Hague, dans la Manche, sur les pas d’une narratrice qui travaille pour le Centre ornithologique de Caen.

 

 

Pas à pas, par petites touches pleines de sensibilité et de délicatesse, nous vivons au bord de l’océan avec ses coups de vent, ses répits et une tension toujours palpable, un suspense maintenu délicatement jusqu’au bout.

 

 

Régulièrement, la narratrice pense à l’être cher qu’elle vient de perdre et a beaucoup de mal à exprimer ses sentiments pour ce Lambert qui est venu au village afin de vendre la maison de ses parents morts dans un naufrage alors qu’il était enfant. Ce jour-là, il a perdu aussi son petit frère, Paul, et se sent coupable de ne pas avoir été aussi sur le bateau.

 

 

« Des déferlantes d’eau se sont abattues sur la maison. » Le déluge effroyable qui s’abat sur La Griffue, le port où elle loge, n’entame pas la volonté de l’ornithologue qui accomplit consciencieusement son travail tout en essayant de comprendre les liens secrets ou avoués qui unissent les gens qu’elle côtoie.

 

 

Nous faisons connaissance avec Raphaël, le sculpteur, avec Morgane, sa sœur, dont Max est très amoureux mais qu’elle peine à repousser. Il y a aussi la vieille Nan qui a perdu les siens en mer. Elle semble chercher un certain Michel parmi les gens qui regardent les dégâts causés par la tempête, sur la plage. Autrefois, elle tenait un refuge pour orphelins.

 

 

Lili possède le seul bar du village et la Mère radote au fond de la salle. Elle croise aussi La Cigogne, une sauvageonne, M. Lambert qui parle de Prévert qui a fini sa vie dans sa maison du Val à Omonville-la-Petite. Surtout, il y a Théo, père de Lili. Il assurait les relevés ornithologiques avant et assurait des permanences dans ce phare qui s’est éteint, dit-on, la nuit du naufrage de la famille de Lambert.

 

 

« Les désirs, ici, sont mis à vif par les vents. C’est une affaire de peau, La Hague. Une affaire de sens. » Petit à petit, les fils se dénouent. On tente de sauver les oiseaux alors que « du village, on voyait les grandes cheminées, le monstre tapi… l’usine de retraitement nucléaire. »

 

 

Les déferlantes continuent leur travail de sape jusqu’à ce que les défenses tombent. Les mensonges s’effacent pour laisser place à la vérité et Claudie Gallay (photo ci-contre) offre toujours de très belles pages où l’air marin cèdera finalement la place à un autre air pur…

Jean-Paul

 

Un grand merci à Pauline qui nous a permis de lire ce livre.

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Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache
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