Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 17:08

Temps glaciaires par Fred Vargas

Flammarion (2015). 489 pages

 

Il faut le reconnaître, avoir tant attendu pour lire Fred Vargas (photo ci-contre) est vraiment dommage mais son dernier roman policier donnait l’occasion de réparer cette lacune et ce fut un vrai régal.

 

 

Temps glaciaires débute avec Alice Gauthier qui tombe, dans la rue, une lettre à la main. Non seulement, Marie-France qui se trouvait là à point nommé, sauve ce prof de math à la retraite d’un coup sérieux à la tête, mais elle ramasse les objets personnels de la malheureuse ainsi qu’une lettre qu’elle se charge de poster elle-même.

 

 

L’affaire se complique lorsque nous apprenons qu’Alice Gauthier s’est suicidée un peu plus tard et qu’un juge veut classer le dossier. Un certain Adamsberg, commissaire de police, entre en scène et va être le personnage central de l’histoire, avec son adjoint, le commandant Danglard dont la passion pour l’Histoire sera très précieuse.

 

 

Quand Marie-France se rend au commissariat pour parler de cette fameuse lettre, Danglard la mène dans le bureau d’Adamsberg et les dialogues sont savoureux. Il en sera ainsi tout au long du livre avec une foule de références historiques et un humour précieux avec les cadavres qui se succèdent.

 

 

L’Islande va prendre une importance grandissante avec le récit terrible d’un voyage dont les conséquences, des années après, sont dramatiques. La famille Masfauré et son haras sont au cœur du problème. Adamsberg lance tous les flics de son commissariat sur les pistes ouvertes et elles sont nombreuses. L’auteure sait à la perfection noter de petits détails qui agrémentent la lecture comme ces gratterons qui s’accrochent au bas du pantalon du commissaire ou ce chat de la brigade qui ne peut dormir que sur la photocopieuse et qu’il faut porter à l’étage pour qu’il consente à manger…

 

 

 

Quand l’Association d’étude des écrits de Maximilien Robespierre entre en jeu, l’enquête prend toute son ampleur et sa complexité. Le contexte historique de l’époque révolutionnaire devient primordial pendant les reconstitutions des séances de l’Assemblée Nationale, celle du 5 février 1794, 17 pluviôse an II, par exemple : « C’était l’Histoire en vrai, le président les avait prévenus, l’acteur incarnait au mieux l’Incorruptible de la Révolution. Et il y réussissait pleinement… C’était Lui ! » »

 

 

Le récit est riche de rebondissements, de surprises, de révélations et l’auteure a le mérite de ne pas ménager les explications lorsque tout se dénoue dans une scène digne des meilleurs films policiers. Temps glaciaires donne aussi envie d’aller découvrir ces terres d’Islande à la fois mystérieuses, inquiétantes et attirantes.

Jean-Paul

Partager cet article

Repost 0
Published by Les amis et proches de Jean-Paul Degache
commenter cet article

commentaires